Avec la photographie de Thierry Lathoud, on sait tout de suite qu'il n'y aura ni mensonge, ni faux-semblant, ni artifice superflu... Voici de la Photographie et de l'Art sobres, sincères, honnêtes, authentiques, autant que l'artiste l'est lui-même. En Thierry, on reconnaît immédiatement l'homme intègre, amoureux de la photographie et qui s'y consacre corps et âme. Il y a tout le sérieux d'un photographe qui maîtrise la technique, qui sait où il veut aller, qui possède l'art et la façon de dire les choses, justement, avec tact et respect, que le sujet soit marqué par la nature ou par l'humain être.

Mais il y a aussi et surtout une belle poésie qui m'émeut, pas une poésie mièvre ou mimétique, ni grandiloquente ni outrageante. C'est une poésie composée, réfléchie, argumentée et pourtant émanée directement du cœur, faisant appel au sentiment sans filtre, la poésie du Voyant au sens rimbaldien du terme, et quand on sait qu'Arthur Rimbaud est de loin mon auteur préféré , c'est comme ça que le compliment est grand ! Je m'explique : Thierry Lathoud appartient à cette caste privilégiée qui peut voir et sentir ce que les autres, nous, les gens ordinaires, ne pouvons pas voir. Là où l'homme du commun ne connaît ou ne peut voir qu'un paysage, une forêt (si même il peut encore les voir)

Ainsi, lorsqu'il fait appel à des souvenirs, que ce soit ceux que nous avons vécus ou ceux que l'on essaie d'inculquer ou de nous faire oublier, de nous transformer sous des auspices accommodants ou délibérément trompeurs, il sait éviter de sombrer dans l'amnésie, comment effacer la moelle substantif par un décodage méticuleux et comment nous donner enfin la vie, riche à nouveau de notre libre arbitre et de notre sens critique enfin débarrassé des croyances inculquées ou de la cécité cultivée par une société à la fois désinfectée et corrompue, en ravivant notre propre réflexion à travers l'exercice immersif de l'Histoire nue, dépouillé de ses artifices grotesques (série "Fragments").
Comme c'est précieux et beau !

 

Thierry lathoud a commencé la photographie très jeune. Puis il a stocké son appareil photo et a abandonné le laboratoire pendant trente ans pour le reprendre quelques années numériquement.

Il aime traduire sa vision photographique d'une manière tout à fait différente de ce que nous voyons aujourd'hui, que ce soit en couleur ou en noir et blanc. Ses principales influences sont des artistes comme Daido Moriyama, Tahara Keïchi, Fukase ou Titarenko.

C'est en tant qu'auteur qu'il pratique la photographie aujourd'hui.

 

« Thierry Gullian curateur de the-one-muséum « 

Depuis 2020 le papier n’est plus seulement un support mais devient partie intégrante de la photo. Il inclut aussi déchirures, traces de peinture collages et ajout de feuille d’or. Sa photographie devient plasticienne

 

Son travail a été présenté dans diverses expositions. Son travail aujourd’ hui a intégré plusieurs collection.